Ça ne facilite pas les choses d'être cool, de passer sa vie "à rien faire" pour percer dans le show-biz. Résultat, à peu près personne ne connaît vraiment Pierre Vassiliu, alors qu'il le mériterait amplement. Quasi toutes affaires cessantes! Il a, fort heureusement, des curieux, des fouinards qui ont découvert l'immense bonhomme!
Une image de rigolo jovial lui colle à la peau, alors qu'il est bien plus que cela. Il a énormément d'humour, certes, mais il a surtout l'art de créer une émotion intense en quelques secondes.
Le "grand public" ne connaît bien souvent que son tube « Qui c'est celui-là ? », adaptation "sacrilège" d'une chanson engagée de Chico Buarque, le fameux musicien Brésilien. Dommage pour la culture...
Pierre Vassiliu cache bien son jeu : Il a été à la pointe des tendances World Music bien avant tout le monde : Avant tout le monde il est allé chercher l'inspiration au Brésil, puis en Afrique où il a vécu plusieurs années, puis, aux quatre coins du monde.
Aujourd'hui, il se dore la pilule entre Sète et Essaouira où il vit avec Laura, sa femme, non loin des enfants, entouré d'amis sincères. Il se méfie de Paris et du show-biz, et adore faire des petits concerts improvisés dans les bistrots du coin, même si l'âge le garde de plus en plus éloigné de la scène. Les dernières furent les immenses salles, les millions de spectateurs de la tournée "âge tendre et têtes de bois 2008/2009.
Mais ne vous y trompez pas : il a toujours un sacré carnet d'adresses. Si vous aviez encore la chance de voir l'affiche d'un de ses concerts, sautez vite sur l'occasion : il se produit en général dans des petites salles de quartier, ou dans des coins pourris, et c'est une véritable communion avec le public : Ce petit bonhomme rondouillet et moustachu se révèle étonnamment sincère, sensible, avec le rythme dans la peau et grand musicien.
Il invite en général des musicos de grande pointure, des africains aussi, et les met joliment en valeur, n'hésitant pas à les faire jouer en solo une bonne partie de son spectacle, prenant bien soin d'indiquer leurs noms.
Vous pensez assister au concert d'un artiste franchouillard de variété has-been, et vous vous retrouvez en voyage onirique à travers les continents, sur des musiques impressionnantes d'énergie et de sensibilité. Ce fan de Maurice Ravel, de Jazz et de Brassens, entre autres, aime les choses bien faites et, ça s'entend!
Sacré jemenfoutiste au niveau « gestion de carrière » ne le rend que plus sympathique !
Fouiner les vieux vinyls chez les disquaires, sur internet, vous verrez, vous écouterez! Pierre vassiliu a osé des trucs incroyables, chanté le sexe et la tendresse, l'amour et l'anarchie, la dérision avec un talent fou! Ce type est culte et il s'en fout. Nous, qui savons, nous l'aimons, tendrement.

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La dépêche du dimanche 8 juin 2003

Revue des spectacles dans "Sud-Ouest" 2003

Deux longs articles consacrés à la carrière de Pierre Vassiliu, parus dans le magazine "Juke Box" (voir l'entièreté dans "bio")

Article paru à l'issue du "festival du bout du monde" à Crozon, en 2002

Article paru en 1999 (source inconnue)

Article paru dans "Jurançon" en 1994

Article paru dans "MarseillePlus" en 2003

Article de source inconnue

Article paru en 1993, source inconnue

Couverture du magazine "Vinyl Musique hors bizness" N°3 de juin '95

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Photos du salon du livre de chansons de Randan en 2006. Pierre dédicaçait son autobiographie "Qui c'est celui-là?". Ici avec Ricet Barrier. Pierre était invité également en 2009

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Interview de Pierre par Alain Demecour


Les voyages, ou plutôt les aventures de Pierre Vassiliu sont souvent tissées d’anecdotes peu ordinaires. Pimentées ou sucrées, mais jamais fades !

Avoir Pierre Vassilliu comme ami ou copain est un vrai remède contre la morosité. Derrière sa célèbre moustache gauloise, se cache, sans vraiment se cacher d’ailleurs, un vrai croqueur de vie. Qu’il se raconte à travers ses chansons ou qu’il parle de ses aventures, ses yeux pétillent de malice et de gourmandise. Cet ancien apprenti-jockey, amateur de belles femmes et de bons vins, parle à brides abattues de sa vie dans son livre « Qui c’est celui-là ? », récemment paru aux Editions N°1, qui fait la part belle à ses voyages.

La passion de l’Afrique
Le déclic lui est venu lors d’un concert de Manu Dibango. Il avait 18 ans et les rythmes africains lui donnèrent alors l’envie de s’aventurer aux sources de la musique. L’Afrique est son deuxième pays, il a même vécu plusieurs années au Sénégal et habité un an dans une case sur la plage. Il a aussi tenu un club de jazz à Dakar, le Mamy flore, avec scène ouverte où sont passés entres autres Youssou n’Dour, Touré Kounda, Ismaël Lo. « L’Afrique c’est la douceur de vivre, l’artisanat, la musique, la danse, la dérision et la rigolade. » écrit-il dans son livre. Il s’étonne cependant que ce pays aux milles richesses reste en marge de la mondialisation, confronté aux épidémies, guerres, famines et autres génocides.

Pour lui, voyager n’est pas faire le tour du monde des palaces, bien au contraire. Son intérêt est d’être le plus près possible du peuple, de sa musique, de ses traditions, pour mieux apprécier le pays. Il préfère arriver la nuit, poser ses bagages et se mettre directement dans l’ambiance, fréquenter les petits bistrots. « Certaines villes prennent toutes leurs couleurs la nuit, surtout en Afrique, comme au Burkina Fasso », précise-t-il. « Un pays qui m’attire beaucoup, car il conserve toute son authenticité, encore épargné du toursime de masse. Les animaux sauvages y sont encore nombreux et préservés. »

A table avec Fidel Castro à Cuba
Le sac à voyages de Pierre Vassiliu est rempli de moments forts, certains même incroyables, telle sa rencontre inopportune avec Fidel Castro. Il était convié avec d’autres artistes à Cuba par le Parti Communiste Français, quand il se retrouva à table face à lui. Malgré leurs divergences de vues, ils se sont découvert une passion commune pour les grands vins. « Je ne partage pas les idées politiques de Castro, mais je lui reconnais un charisme fascinant. Cette rencontre m’a permis de mesurer l’aura exceptionnelle de cet homme, qui par ailleurs opresse son peuple. »

Pierre Vassiliu adore également voyager en bateau. « L’arrivée sur le Bosphore est un moment magique. Un voyage récent au Chili m’a fait découvrir les fjords, jusqu’à la terre de feu, Ushuïa, c’est inoubliable ».

Sensations fortes au Honduras
Autre pays, autre souvenir. En vacances au Honduras chez la sœur de sa femme Laura, dans une maison sur pilotis, où il a composé à la guitare une partie de son album « Parler aux anges ». Sensations fortes assurées entre araignées géantes, raie manta et crocodile, qu’il avait pris pour un tronc d’arbre !!!

Au fil du temps, Pierre Vassiliu s’est forgé une réputation de chanteur-baroudeur, avec plus de 50 pays au compteur ! L’Egypte et l’Inde l’ont fasciné. « Ces pays vous marquent à vie, on n’en revient pas indemne ! ».

L’envie de partir ou repartir est toujours présente, la flamme de l’aventure ne s’éteint jamais pour Pierre Vassiliu. ll suffit d’écouter ses disques pour partager son esprit voyageur. Ils sont autant de clins d’œil aux musiques des pays visités. Et sur scène, il aime pratiquer le métissage musical, Espagnols, Indiens, Sénégalais, Brésiliens, Réunionais, Gitans… ses musiciens sont de toutes les couleurs !

Petite conversation, entre deux voyages…

Vous semblez avoir des amis un peu partout dans le monde ?
Quand je vais dans un pays, je préfère arriver la nuit et me mettre tout de suite dans l’ambiance locale. Souvent, il m’arrive de prendre ma guitare et de me mêler aux musiciens. Ça crée souvent des liens. Et puis, je suis toujours près à faire la fête, où que je sois dans le monde.

Les voyages entretiennent votre éternelle jeunesse ?
En tout cas, les voyages comme je les pratique sont source de bonheur et bonne humeur. J’aime voyager simplement. A une époque je suis parti sans trop d’argent en poche et pour financer le voyage j’ai vendu des petites marionnettes sur les Remblas de Barcelone.

Un de vos grands souvenirs ?
La rencontre avec Laura, ma femme. Sans le savoir, je suis tombé amoureux d’elle avant de la connaître en remarquant une magnifique nana en couverture du magazine Vogue. Ce n’est que plus tard chez elle que j’ai retrouvé cette photo et découvert que c’était elle. C’est étonnant, car Laura a été miss Monde puis dauphine de miss Univers, et j’étais loin d’être très attiré par le milieu des mannequins. Mais il y a toute de suite eu une incroyable complicité entre nous car nous partageons la même passion de la fête et des voyages.

Une rencontre insolite ?
Celle avec Cassius Clay, dont je conserve un souvenir drôle et ému. C’était à Cuba où il se faisait soigner pour sa maladie de parkinson. Et à cause de cela, j’ai eu bien du mal à lui attraper la main pour le saluer.

Vous avez habité chez Coluche ?
Oui, c’était à mon retour d’Afrique, j’étais fauché et j’avais rencontré Michel chez un copain qui tenait un resto dans les Halles. Il m’a généreusement hébergé chez lui, avec mon épouse. L’ambiance était très drôle et chaleureuse. J’y ai croisé entre-autres Patrick Dewaere et Gérard Lanvin qui est devenu mon copain. Coluche était un type formidable, débordant d’humanité et de générosité.

Vous avez joué dans le film Périgord Noir. Envie de continuer à faire l'acteur ?
J’ai eu la chance de tourner dans le film de Nicolas Ribowski, avec Roland Giraud, Jean Carmet Odette Laure et Jacques Gamblin. Ça m’a permis de mieux connaître Carmet et Giraud, et j’en ai gardé d’excellents souvenirs. C’était une très belle aventure, mais ça ne m’a pas vraiment donné envie de poursuivre cette expérience cinématographique. Mais qui sait…

Vous semblez avoir gardé votre âme d’enfant ?
J’ai toujours envie de rigoler et de faire des bêtises. Une fois je suis rentré à la maison avec une super voiture hors de prix, et une autre avec deux chevaux andalous. J’ai toujours trouvé que l’argent, quand on a la chance d’en avoir un peu, était fait pour profiter de la vie. Quand j’en ai moins, je m’adapte !

Où auriez-vous aimé vivre ?
Actuellement je dirais le Maroc, en tout cas dans le Sud. Mais après avoir beaucoup voyagé, je trouve que la France est un merveilleux pays, mais je regrette quand même que sa politique ne soit pas à la hauteur.

Non rien de rien, vous ne regrettez rien ?
Pas vraiment, si ce n’est que de ne pas avoir profité d’avantage de mes enfants pendant les périodes où je tournais beaucoup, mais chacun a su prendre son chemin et maintenant on se retouve très souvent.

Toujours complètement toqué ce mec là, mais pas encore gaga ?
Peut-être un peu gaga quand même, ça commence à venir, doucement. Je n’écoute plus toujours ce qu’on me dit, comme les enfants !

Un tube comme « Qui c’est celui-là ? » ça rend la vie plus confortable ?
Oui, et même pendant une bonne quinzaine d’années et pourtant je n’étais qu’adaptateur car les paroles et la musique d’origine étaient de Chico Buarque. Pourtant simplement avec mes paroles, j’ai gagné beaucoup d’argent. Ce disque a été connu dans tous les pays francophones et il passe encore souvent en radio. Pourtant cette chanson était en face B, la face A étant « Cherche encore une fille » qui a aussi très bien marché.

Vos chansons préférées ?
Ce sont plutôt mes chansons tendres « Amour Amitié », « Dans ma maison d’amour », « Parler aux anges ».

Votre citation préférée ?
C’est une réflexion personnelle « Faites-vous la belle vie dont vous avez envie ! », car c’est ce que j’ai toujours fait ou du moins tenté de faire.

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Pierre Vassiliu, 66 ans, chanteur. Ecume sans amertume les salles des fêtes de sous-préfectures après avoir couru le monde grâce aux rentes d'un hit 70's.

Par Pierre Daum/Libé/juillet 2004

C'est la star de son village. Sur le port de plaisance : «Salut Pierre ! Ton bateau, tu le vends combien ?» A la terrasse du restau : «La forme, Pierre ? Je te mets la table du fond pour être tranquille ?» Lui : «C'est vrai, ici, les gens m'aiment bien. Ils sont contents quand ils me voient à la télé.» Avec son passé de champion du Top 50 banni des grandes scènes, Vassiliu aurait pu devenir aigri et triste. Dans sa belle demeure méditerranéenne, on rencontre un type drôle, imperméable à toute nostalgie. Ce soir, le chanteur prend l'avion pour Paris. Il passe sur Liberty TV, confidentielle chaîne du câble spécialisée dans la vente de voyages et les locations de villas. «C'est ma femme qui m'a poussé à accepter. Pour faire un peu de promo sur mon nouveau disque et aussi en profiter pour essayer de louer notre maison. Tous les deux, on veut retourner en Afrique.»

Installé depuis quatre ans à Mèze, village de conchyliculteurs au nord de l'étang de Thau, près de Sète (Hérault), Pierre Vassiliu a la bougeotte. A 66 ans, le voilà prêt à nouveau à tout quitter, direction le Burkina Faso. Mais avant, il a une tournée à achever. Avec des dates à Montbéron, Montréjeau, Villefranche-de-Rouergue et Cambieure. Bien sûr, ce n'est pas les Vieilles Charrues à Carhaix ni les Francofolies à La Rochelle. Financée par la Dépêche du Midi, cette tournée de seize concerts offre entrée gratuite et feu d'artifice à tout le monde. Lui n'en n'a pas honte : «Ça me fait plaisir qu'ils aient pensé à moi. C'est une tournée sur laquelle j'étais il y a vingt ans, je trouve ça sympa de renouer avec elle.»

Un has been, Vassiliu ? «Je serais prêt à gifler un mec qui dirait ça, menace Gérard Lanvin, vieux pote du chanteur à l'époque où l'acteur vendait des chaussures rue des Canettes à Paris. Les has been sont ces cons qui participent à des émissions de merde à la télé. Sortis du Loft, ils sont déjà out. Alors que Pierre, c'est un artiste magique, de la grande race des amoureux de la liberté.» Moins lyrique, mais tout aussi bon copain, Laurent Petitgirard, chef d'orchestre et président de la Sacem : «Pierre Vassiliu est l'exact contraire de ces artistes qu'on fabrique en deux mois à la télé. C'est un noble artisan du métier de la chanson, il possède le travail patient du luthier. Avec son tube Qui c'est celui-là ?, il a eu un grand coup de bol. Mais, même si sur un plan médiatique il n'a plus vécu une telle heure de gloire, il ne peut pas en être frustré, puisqu'il n'a jamais cherché à se placer dans cette catégorie.»

Paris, 1973. Un petit bonhomme à la grosse moustache et au nom étrange, pilier des clubs de la rive gauche, adapte en français Partido Alto, une samba du Brésilien Chico Buarque. Il en fait un hymne fantaisiste aux différences : «Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ? Complètement toqué, ce mec-là...» La France s'enflamme. N° 1 au hit-parade pendant six semaines, 300 000 disques vendus en quatre mois. Pierre Vassiliu, les mêmes moustaches de Cosaque mais en plus grises, déguste son plateau de douze huîtres et rigole. «J'ai vécu une quinzaine d'années avec le fric de cette chanson.»

N'ayant jamais cherché la gloire, l'ex-star de l'Olympia sait se contenter d'un public fidèle qui remplit à chaque fois des salles de 400 places. Même s'il regrette parfois que «les radios oublient un peu trop de passer [ses] chansons», il se fiche éperdument de n'être plus qu'un nom évoquant vaguement quelque chose. D'autant plus que sa vie est une telle compilation d'histoires délirantes et rocambolesques que leur seule évocation suffit à donner du bonheur à chacune de ses journées. Surtout lorsqu'elles sont racontées dans la maison aux couleurs marocaines qu'il habite au bord de l'étang, sous l'oeil de Laura, son amoureuse depuis un quart de siècle.

Né en banlieue parisienne dans une famille bohème bourgeoise de l'entre-deux-guerres (père médecin immigré roumain, mère très musicienne), il se retrouve à 16 ans dans la rue, forcé de gagner sa vie en donnant des leçons d'équitation à de grands noms du music-hall : Jean-Marc Thibaut, Roger Pierre, Darry Cowl sont ses élèves. A 18 ans, il est envoyé en Algérie, obligé de photographier les cadavres de résistants algériens pour la propagande française. Il écrit une chanson antimilitariste, la Demande de permission, l'enregistre et la fait passer sur le haut-parleur d'un camion de sa caserne. Déféré devant le conseil de guerre, il écope de trois mois de cachot. De retour à Paris, il écume avec sa guitare toutes les boîtes de la rive gauche. Après le succès surprise de Qui c'est celui-là ?, Vassiliu quitte la capitale et se réfugie dans le Lubéron. Il y rencontre une ex-Miss monde hollandaise... mais mariée. Avec la complicité d'un copain pilote, il s'envole vers la villa de sa bien-aimée, atterrit au fond de son jardin et l'enlève. Fuite au Maroc, puis nomadisme en Afrique à bord d'un vieux camping-car. Dans les années 80, on le retrouve à Dakar, patron d'un club de jazz dans le quartier des ministères. Grand trip herbes, gourous et messes vaudou. Sa femme : «On est vraiment allés très loin, ç'aurait pu tourner mal.» Retour en France, sans un radis. Coluche, très grand seigneur, permet aux tourtereaux de planter leur tente derrière l'immense villa qu'il habitait en face du parc Montsouris à Paris. «Il nous a même prêté une de ses bagnoles américaines. Mais elle coûtait une fortune en essence ! Alors on la garait pas loin et on prenait le métro.» Un autre jour, il est à Cuba, où il dîne à la table de Fidel. «On était huit à table, dont Georges Marchais et sa femme, et Castro n'arrêtait pas de se foutre de la gueule de Liliane, c'était poilant !»

Et maintenant ? Après avoir touché à une multitude de genres musicaux, de la musique tsigane au jazz New Orleans, du maloya réunionnais au son cubain, Vassiliu ne manque pas une occasion d'assurer la promotion de chanteurs estampillés world music. Un Peter Gabriel du terroir. Ce qui lui permet, à l'occasion de festivals, de se retrouver sur scène avec les plus grands : Femi Kuti, Ray Barretto, Mory Kanté, Compay Segundo, Susheela Raman, Lokua Kanza...

Il y a quatorze ans, avec une bande de copains, il fonde à Mèze un festival de musiques du monde dont il est toujours le parrain. L'endroit lui plaît tellement qu'il finit par s'y installer. Laura ramène un peu d'argent en vendant des sculptures. Lui continue à écrire des chansons, qu'il enregistre parfois, lorsqu'un mécène apporte quelques dizaines de milliers d'euros. Son dernier disque, Pierre précieuses (sic), a ainsi vu le jour grâce à l'argent d'une entreprise de produits ésotériques. «J'ai dit à ma femme et à mes enfants : "Cette fois-ci, c'est bon. Si ce disque ne marche pas, je m'installe en Afrique et je n'en reviens plus !"» Personne ne l'a cru.

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Coupure de presse (29/9/1994)

Interview de Pierre Vassiliu à la cafétaria de l'Espace Vanel à Lagny-sur-Marne par Pascal Pioppi
Avec sa grosse moustache et son petit nez de fouine, l'ancien habitant de Gouvernes s'est prêté de bonne grâce aux questions un brin hésitantes et trop rapidement posées pour cette grande première me concernant.
Le chanteur venait de terminer son tour de chant et a continué certainement de fredonner dans sa tête me concernant :"Qui c'est celui-là, complètement toqué, ce mec là, complètement gaga ...". Et même Gagarine en constatant cet état d'apesanteur lié à ce premier vol lunaire suite à quelques cratères devenus au fil des questions critères de bonhomie.
Un premier voyage plus intersidéral qu'intersidérant mais à la sortie une rencontre belle avec notre Pierrot lunaire.
La phrase :" Il y a beaucoup de très bons musiciens qui ne deviendront jamais de bons copains. Des gens qui ont la grosse tête, qui ne sont pas faciles à vivre ou radins. Moi, j'adore tout partager ..."

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